Faut-il prendre en compte le vote blanc ?

La reconnaissance du vote blanc comme suffrage exprimé pourrait être intégrée à la réforme constitutionnelle. Mais ses conséquences demeurent à apprécier.
C'est le président de la République, qui, dans la foulée du mouvement des Gilets jaunes, en a pris l'initiative. « Je veux que soient posées les questions qui touchent à la représentation, (…) la prise en compte du vote blanc », proposait-il lors de son allocution télévisée du 10 décembre dernier. De fait, à l'issue du Grand débat national, la reconnaissance du vote blanc comme une des formes du nécessaire renouveau démocratique est plébiscitée par les Français : 69 % d'approbation selon la restitution officielle du Grand débat et même 89 % sur le site des Gilets jaunes. Mais, au-delà de cette large adhésion populaire sur le principe, encore convient-il d'en cerner les modalités et les effets.Une législation restrictive
C'est la loi du 18 ventôse An VI (8 mars 1798) qui a admis la possibilité du vote blanc lors du remplacement du vote à
Pas de bulletin blanc dans les mairies
Dès 2014, le ministère de l'Intérieur avait prévenu : « Il n'appartient pas aux communes de...
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